L’art comme engagement politique et force de résilience
- marie pages
- 2 avr.
- 2 min de lecture
Créer, c’est aussi résister. Dans ma pratique, l’art est à la fois un engagement politique et une manière de transformer la colère, la peur et la douleur en force, en présence, en mouvement.
Je suis une survivante. Revenir à moi, reprendre du pouvoir, retrouver mon corps et ma voix : l’art m’a aidée à le faire. Il me permet de nommer, de montrer, et surtout de reprendre des forces.
Fight back
Avec le projet Fight back, j’ai voulu mettre en lumière la force des femmes. La résilience n’est pas une posture douce : c’est une énergie qui se construit, parfois dans l’urgence, parfois dans le silence, mais toujours avec une détermination profonde.

Sororité et riposte
Le tableau Cocktail molotov montre deux femmes de dos qui préparent des cocktails molotov. Pour moi, c’est une scène de solidarité et de riposte : l’idée qu’on n’est pas seules, et que la force peut aussi être collective.

Me too
Une des pièces, Me too, a été vendue cet hiver. Elle illustre une femme derrière un mur de briques rouges : prête à bondir, prête à se défendre. Les briques portent la trace du geste — une tension, une énergie contenue qui devient action.

Le geste, la matière, la colère qui sort
Les matériaux font partie du message. J’utilise notamment l’acrylique en bâton : ça permet de faire de gros gestes, d’attaquer la surface, de laisser sortir la colère. On le voit dans les briques, je trouve, on dirait que la matière garde la mémoire du mouvement.
Créer ces œuvres, c’est refuser la honte et la peur. C’est transformer l’expérience en langage visuel. Et c’est, à ma manière, dire : je suis encore là.



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